Le numéro d'été de COLLECT

Tiffany & Co : une institution joaillière

L'histoire de Tiffany & Co, la plus ancienne enseigne de joaillerie du monde encore en activité, débute en septembre 1837 au 259 Broadway, à New York. Fondée par d’anciens camarades de classe, Charles Lewis Tiffany et John Barnett Young, Tiffany & Young, comme la société se nomme à ses débuts, se lance d’abord dans la vente de petits articles de fantaisie. Dès sa fondation, le joaillier a su développer l’idée d’un luxe étincelant mais accessible à tous ; un mélange de virtuosité et de pragmatisme typiquement américain. Cet été, Londres se remémore son étonnant succès.

L’arbre qui cache la forêt

Dès les origines du monde, l’arbre s’est inscrit dans l’imaginaire humain, religions et peuples lui ayant accordé une place centrale dans leurs mythes de création. Depuis l’arbre de vie ou l’arbre de la connaissance du bien et du mal, il est ainsi ancré dans la mémoire collective. Au fil des siècles, les arbres et les forêts ont été tour à tour vénérés et craints, protégés et redoutés. D’innombrables artistes s’en sont bien sûr inspirés, ce qu’illustrent cet été deux expositions d’envergure. La saison n’est-elle pas idéale ?

Merveilles murales

D’une grandeur outrancière ! Le Rijksmuseum expose cet été un choix d’œuvres majeures de sa collection. Une chance unique de découvrir dessins, gravures et photographies habituellement conservés dans le noir en raison de leur grand format ou de leur fragilité. Le spécialiste ou le visiteur intéressé n’a donc que très rarement, voire jamais, pu les admirer. Ces œuvres doivent pouvoir obtenir un piédestal, estime Jane Turner. Avec Papier XXL, le musée sort littéralement de ses réserves.

De l’importance de l’artisanat : Amandine David

Dans sa démarche, Amandine David (1988) se situe à la limite du design, de la technologie, de la science, de l’artisanat et de l’art. Invitée par Space Caviar, studio italien de recherche et d’architecture de Joseph Grima et Tamar Shafrir, et Sheida Ghomaschi, elle a collaboré au catalogue du pavillon de l’Ouzbékistan à La Biennale de Venise. L’exposition Dixit Algorizmi: The Garden of Knowledge se concentre sur l’algorithme qui conditionne notre société contemporaine. « Même si nous adoptons la technologie, nous devons veiller à ce que l’humain continue à occuper la première place. »

Les nombreux visages du Ghana

La galerie bruxelloise Maruani Mercier est en passe de se transformer en plateforme d’exposition pour des jeunes artistes ghanéens. Kwesi Botchway et Cornelius Annor ont ainsi chacun obtenu une résidence à The Warehouse, l’espace de l’enseigne à Zaventem, et une exposition solo dans la galerie. A l’occasion d’Art Brussels, la galerie réservait son stand au travail de Dankyi Mensah, rapidement sold out. L’an dernier, alors que la peinture était encore fraîche, toutes les oeuvres de l’exposition solo d’Emmanuel Taku trouvaient également preneur. Chacun de ces artistes offre un nouveau visage au Ghana.

Valises et malles : une invitation au voyage

L’être humain à toujours eu besoin de se déplacer et de transporter des affaires. Pendant des siècles, il s’est contenté d’un coffre de bois, bien solide. Au Moyen Âge, celui-ci sert même de meuble, devenant siège quand il ne part pas sur les routes. Muni d’une poignée sur les côtés, ce coffre prendra le nom de malle. La multiplication des moyens de transports au XIXe siècle, avec d’abord le train, puis la voiture et, parallèlement, les grands paquebots, puis au XXe siècle, l’avion, entraîna la multiplication de la malle sous la forme de spécialisations diverses et variées, de la malle à chapeau à la malle-lit, avant sa transformation en valise plus légère, plus maniable, mieux adaptée aux espaces de rangement. Les grandes maisons comme Hermès, Vuitton, Goyard ou Moynat doivent leur célébrité aux incroyables inventions qu’ils apportèrent dans ce domaine.

Van Rysselberghe : la lumière recomposée

Peut-on peindre le bonheur, cette vibration indéfinissable du moment qui procure un sentiment apaisant de contentement ? Théo Van Rysselberghe (1862-1926) est un de ceux qui s'y sont appliqué. Quand il ne peignait pas de paisibles marines, les jeux d'enfant, les promenades sur la plage ou les goûters au jardin l'inspiraient. Le peintre belge est, avec George Seurat et Paul Signac, un des plus illustres représentants du courant néo-impressionniste, qu'on appelle aussi pointillisme ou divisionnisme. Si les peintures divisionnistes de l'artiste atteignent des prix records sur le marché, le reste de son œuvre est encore très abordable.

L’ivoire sous surveillance

L'ivoire est un matériau paradoxal. Jadis associé à l’apparat, au luxe et au raffinement, il est aujourd’hui devenu un des symboles de l’exploitation brutale et marchande de la nature par l’homme. Comme si on était passé d’un objet précieux où l’on ne voyait plus l’éléphant qui en est à l’origine, à un objet suspect où on ne voit plus que lui. Pour tenter d’enrayer le braconnage et l’extinction progressive de ces grands animaux, des régulations très strictes pour contrôler et tarir le commerce de l’ivoire ont été mises en place. Ainsi, non seulement le négoce de l’ivoire brut, prélevé sur les animaux, est interdit, mais il en va de même pour les objets en ivoire ancien, ce qui a eu un impact sur le marché et oblige antiquaires et marchands à se concentrer sur les pièces d’exception.

 

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