Le numéro de l'été de COLLECT

Banksy

Héros pour les uns, imposteur pour les autres. Né à Bristol en 1974, star incontestée du street art, Banksy conserve depuis près d’une vingtaine d’années le secret sur son identité. Cet anonymat favorise les fantasmes, lesquels entretiennent autant sa légende que sa cote sur le marché de l’art Bansky dénonce les dérives spéculatives et l’obscénité d’un marché dont il incarne l’un des plus singuliers représentants ; entre résultats affolants et coups d’éclat spectaculaires.

Le nécessaire de Martin Guillaume Biennais

La tabletterie, art qui embrasse une foule de petits ouvrages, connaît aux XVIIIe et XIXe siècles un âge d'or, particulièrement sous le Premier Empire, notamment grâce à la vogue des nécessaires de voyage. Abritant les ustensiles ‘‘nécessaires’’ (d’où son nom) à la toilette, au travail, à la lecture, à la collation ou à toute autre activité du voyage qui, avant l’apparition du chemin de fer, durait souvent plusieurs semaines, voire des mois, un nécessaire de voyage est généalement le fruit d’une commande spéciale. Le représentant le plus célèbre de cet artisanat fut Martin Guillaume Biennais, fournisseur officiel de Napoléon.

Spoliations nazies

Dans l’histoire tragique du pillage des biens des familles juives exterminées, la Belgique a tenté de minimiser son rôle. Quelques décisions récentes semblent l’inciter à réparer cette imposture. C’est avant tout une affaire d’Histoire et de mémoire, nous rappelle Yves-Bernard Debie, avocat spécialisé dans le marché de l’art, défenseur de grands musées et collectionneurs européens.

Berlinde De Bruyckere

Depuis les années 1990, Berlinde De Bruyckere donne forme à la souffrance inéluctable ou subie, à la poignante fragilité et à l’accablante impuissance. Procédant de ces sentiments bruts, ses sculptures, dessins et installations provoquent une prise de conscience comme elles engendrent un certain réconfort. Telles des pierres tombales, elles ressemblent à des balises superposées apaisant les âmes et ressuscitant l’énergie vitale.

Trésors (extra)terrestres

Restes fossilisés d’animaux et de plantes, substances cristallines datant parfois de 4,4 milliards d’années, particules d’astéroïdes ayant percuté la Terre à des milliers de kilomètres à l’heure : depuis des siècles, ils sont collectionnés avec passion par des amateurs de minéraux, paléontologues en herbe et vrais experts. C'est une déclaration audacieuse mais fossiles, minéraux et météorites trouvent leur place dans des collections où se côtoient des éléments terrestres et extraterrestres.

Jan Schoonhoven

Fabritius, Vermeer, Schoonhoven, ces trois artistes ont un point commun : Delft. Leurs œuvres se vendent bien, mais celles du troisième suscitent un intérêt inédit. Qu’est-ce qui rend cet artiste si singulier et quelle est la taille de son marché ? Paul Van Rosmalen, propriétaire de la Galerie Borzo à Amsterdam : « Jan Schoonhoven se trouve à la tête du mouvement NUL. Il est demeuré le plus ‘‘pur’’ et le plus proche des points de départ de ZERO : le caractère sériel, la répétition du même mouvement, le renoncement à la couleur, l’utilisation de matériaux très simples et accessibles. »

De l’art à l’air libre

Depuis la fin des années 1960, de nombreux centres dédiés à des projets sculpturaux en extérieur ont vu le jour. Même si, au regard des jardins de l'Antiquité, placer des œuvres d’art en plein air n'est pas novateur, c’est une démarche qui se dote d’une dimension nouvelle. À l’heure où les températures se font plus clémentes, un tour d’horizon des lieux emblématiques en matière d’art de plein air constitue l’occasion rêvée de porter un regard neuf sur la création. Une déambulation artistique en pleine nature, propice à la flânerie, au dépaysement et à de nouvelles découvertes esthétiques.

La Collection Bernard De Leye

C’est la vie d’un parfait autodidacte, de ceux qui très jeunes abandonnent leurs études pour se lancer corps et âme dans une quête du beau, dont témoigne la collection qui passe prochainement en vente, à Cologne. On la doit à l’antiquaire Bernard De Leye, qui fut président de la Chambre belge des Experts en œuvres d’art (2002-2006) puis de la BRAFA (2009-2012). Elle a très tôt été enrichie par la chine, la traque du bel objet. L'œil fit le reste, comme un témoigne cette vente exceptionnelle qui retrace plus de quarante-cinq ans d'engouement.