Le numéro de mai de COLLECT

Poésie d’un cadre post-apocalyptique : Baranzate Ateliers

Avec Baranzate Ateliers, Lionel Jadot, Zaventem Ateliers et quelques galeries et créateurs amis préparent l’un des plus intéressants projets du prochain salon du meuble de Milan. Ils œuvrent ainsi à la promotion du design de collection.« En réunissant designers, artistes et artisans, nous montrons ce à quoi un intérieur peut ressembler en 2022. »

Art précolombien : Trésors du continent mystérieux

Ces civilisations comptent peut-être parmi les plus mystérieuses du monde, car hormis les objets on ne sait rien. Pas d’écrits qui renseignent sur l’organisation sociale et religieuse, ou sur les structures du pouvoir. On peut contempler une statuette sans savoir si c’est un chaman, une grande prê- tresse, un souverain ou un autre person- nage et être pourtant touché par la beauté brute de l’objet. Dans un contexte délicat de demandes de restitution de la part des pays d’origine, son marché reste stable et offre déjà de très belles pièces pour des prix abordables.

Au rythme de Rachel Jones

Une nouvelle étoile brille au firmament de l’art : Rachel Jones. Ces derniers mois, elle a connu une ascension fulgurante. COLLECT s’est penché, aux côtés d’experts de Bonhams, sur le récent record mondial de l’artiste et souhaité connaître ce qui motive les collectionneurs. Christine de Schaetzen et Cassi Young : « L’inté- rêt pour ses œuvres était déjà manifeste avant la vente, mais rien ne dit que lors d’une vente future les enchérisseurs se disputeront pour en faire l’acquisition. On a clairement constaté ici que les collec- tionneurs étaient prêts à investir beau- coup pour s’en emparer. »

La bande dessinée : Bien dans sa bulle

Régulièrement, les enchères de planches ou dessins d’auteurs de bande dessinée battent des records en salle de vente. Au delà de ces grands classiques et de quelques modernes bien cotés, il s’agit d’un marché assez stable de collectionneurs passionnés. Plus que toute autre collection, la bande dessinée titille la fibre de la nostalgie. Celui ou celle qui achète une planche de BD s’empare d’un morceau d’enfance. C’est aussi, sans doute, un marqueur de l’âge adulte. Etre capable d’acquérir l’original d’un récit qui faisait rêver le petit garçon ou la petite fille est comme la récompense du parcours accompli.

Tanabe Chikuunsai IV

Dans cette perspective, l’artiste japonais Tanabe Chikuunsai, quatrième du nom, s’intéresse depuis de nombreuses années au bambou, plante ligneuse dont il explore inlassablement les possibilités de tressage. Car le bambou à la particularité d’être un matériau à la fois souple et résistant qui peut être tissé, plié ou même sculpté. Tanabe Chikuunsai IV (1973) a choisi d’entremêler dans de savants chevauchements cette ressource endémique àl’Asie pour la transformer en produit hautement esthétique et délicat. Cette démarche se manifeste par le biais d’une réinterprétation contemporaine des objets de vannerie traditionnelle japonaise, mais aussi parfois au travers d’installations monumentales.

L’étoile montante de Judith Leyster

Beaucoup considèrent Judith Leyster comme une élève de Frans Hals. Sauf qu’elle n’a absolument pas suivi de formation chez ce grand maître. Il s’agit d’un des nombreux malentendus et points d’interrogation qui subsistent dans la vie de cette peintre active à Haarlem au XVIIe siècle. Elle qui nous jette un regard confiant du haut de son remarquable autoportrait, qui était-elle ? Et qu’a-t-elle laissé à la postérité ?

TWENTY : De la Belle Epoque au Street Art

L’équipe d’Antica Namur bouleverse le calendrier des foires avec le lancement de TWENTY. Pendant cinq jours, tous les regards se tournent vers l’art, le design et les bijoux du XXe siècle. Un créneau temporel non encore représenté in extenso et qui pourrait bien attirer un nouveau public. Luc Darte : « En l’espace d’un siècle, de grandes évolutions et des styles très différents se sont suc- cédés. L’idée sous-jacente est d’offrir aux visiteurs la possibilité de revoir ce qu’ils connaissent peut-être par le biais de leurs parents ou grands-parents afin de redé- couvrir l’esprit du XXe siècle. »

Bouffons & Clowns : Antidotes à la morosité ?

Bien qu’identifiée et parfois vivement incarnée, la figure du clown est encore très souvent taboue. Conscients des agitations du monde et de ses prétentions dérisoires, les artistes en usent comme d’un contrepoison ou d’un antidote au cirque des vanités. A la fois dépossédé et euphorique, risible et dangereux, repoussant et pourtant nécessaire, personne ne souhaite l’incarner véritablement. Mais l’exposer, lui et ses tours, ne revient-il pas à condamner sa part la plus corrosive ? Plusieurs accrochages, de Namur à Paris en passant par Binche, lui font ces temps-ci honneur, aux côtés de ses comparses que sont le bouffon, le Fou et le saltimbanque.

 

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